Ce pourrait être la mesure-phare du Conseil stratégique des industries de santé (CSIS), qui doit réunir laboratoires et pouvoirs publics fin janvier. Selon La Tribune, plusieurs fabricants et sous-traitants pharmaceutiques, emmenés par Sanofi, planchent depuis des semaines sur un projet d’ampleur :
« Il faut récompenser le fait de produire en Europe si l’ont veut y conserver une industrie forte », explique Fabien Riolet, directeur de Polepharma, qui regroupe 55 % de la production nationale de médicaments (plus de 51 milliards d’euros au total en 2010) en Île-de-France, Normandie et Centre. «
Nous souhaitons une traçabilité du médicament qui ferait apparaître sa valeur ajoutée européenne, y compris environnementale et sociale », détaille Sébastien Aguettant, le président du Spis, syndicat de sous-traitants à l’origine du projet. L’initiative est d’actualité : 80 % des principes actifs sont produits en Chine et en Inde. Or la loi impose aux médicaments vendus en Europe d’être validés localement. Résultat : le « fabricant » qui apparaît sur la notice d’un médicament n’a parfois fait que relire un dossier conçu à l’autre bout du monde. « Les médecins et les patients n’ont aucun moyen de savoir si le médicament est importé ou produit en Europe » s’insurge Sébastien Aguettant. Avec toutes les questions de suivi sanitaire que cela pose.
L’écart de coûts de production entre pays développés et émergents se réduit.
Le temps presse car « l’écart de coûts de production entre pays développés et émergents est passé de 30-35 % à 10-15 % en quelques années. À ce prix, on obtient une meilleure maîtrise de la qualité et la possibilité de ne pas dépendre d’un seul pays » fait valoir David Simonnet, le président d’Axyntis, l’un des cinq derniers producteurs français de principes actifs.
Le label pourrait prendre la forme d’un classement alphabétique, à l’image de la performance énergétique des logements ou de l’électroménager, pour les trois étapes clefs de la production d’un médicament : une lettre en fonction de l’endroit où est conçu le principe actif du médicament, une autre lettre selon l’endroit où est ensuite fabriqué le produit en lui-même (mise en forme), et une lettre enfin indiquerait le lieu de conditionnement. Un temps censée figurer sur les boîtes, la mention se retrouverait, plus discrètement, sur la notice.
Certaines entreprises étrangères ne voient pas le projet d’un bon oeil
Mais la profession ne parle pas d’une seule voix. « Les multinationales étrangères, qui produisent largement en Amérique centrale, ne voient pas le projet d’un bon oeil », glisse un proche du dossier. Pourtant, le temps presse.
« Les tensions sur les prix rognent les marges, notamment dans les génériques » s’inquiète Sébastien Aguettant. Et si peu d’usines ferment dans l’Hexagone, le mouvement est plus insidieux. Pfizer vient de céder discrètement au génériqueur américain Mylan une technologie de médicaments à inhaler qui devait servir à relancer sa dernière usine française, à Amboise (Indre-et-Loire).
Reste à savoir comment valoriser les médicaments « made in Europe ».
Un remboursement différentiel posant problème, c’est un mécanisme de crédit d’impôt industrie, sur le modèle du crédit d’impôt recherche, qui est à l’étude. Alors que le thème de la réindustrialisation revient dans la campagne électorale, les labos pensent avoir une carte à jouer.
A total of $700 million has already been allocated for Russian state grants under the Skolkovo innovation project. French AREP won an international tender to design the Skolkovo center,
in a village to the west of Moscow.
The French plans were preferred, as they involve stage-by-stage launch of Skolkovo Science City units – allowing work to start earlier.
AN INTEGRATED GLOBAL PROJECT, THAT WILL BOOST THE INNOVATIVE PRODUCTS MARKET
Viktor Vekselberg, Skolkovo
Innovation project chief :
From French partners, we need experience, knowledge and skills; it’s something that we are trailing slightly behind in: the ability to commercialize fundamental studies and to turn ideas into completed, marketable products. French have been very successful at that. Russia has great intellectual capital, good academic institutions, good level of professional and higher education, and we have people – young, talented, and ambitious. I hope we will be able to build an integrated global project that will turn Russia from a country that supplies brains to the international market into a country that supplies completed innovative products.
Jean-Marie Duthilleul,
Engineer and architect, president, AREP
Skolkovo project provides a unique opportunities for scientists and companies to meet together. Such meetings give birth to innovations.
There are planned meetings which are well-organized and also unplanned gatherings, when we meet each other practically by chance. Any scientist will tell you that the greatest inventions are made because one day some people met by chance…
The city will focus on promoting new technology such as energy efficiency, nuclear power, space and telecommunications, medical and pharmaceutical equipment, and information technology. Alstom is ready to participate in building key infrastructure for the new “city”, including urban transport, power generation, and electricity management services. The company would also bring its R&D expertise to activities set up in Skolkovo, spanning areas such as railway signalling and information systems, energy efficiency for power plants, and smart grids.
Partnerships with Russian universities are also pending.
“Avec notre portefeuille actuel, nous pensons maintenir une croissance organique à deux chiffres en Asie”, a déclaré lundi soir Pierre Coppéré, PDG de Pernod Ricard Asia.
Toutefois, le groupe n’a pas de projet d’acquisition à court terme.
A propos d’un éventuel intérêt du numéro deux mondial des spiritueux pour la tequila Jose Cuervo, visée par le britannique Diageo , il a réaffirmé que les projets d’acquisition n’étaient pas à l’ordre du jour pour Pernod Ricard qui se concentre sur son désendettement depuis l’acquisition de la vodka suédoise Absolut.
En Chine, devenue le deuxième marché du groupe derrière les Etats-Unis, Pernod réalise la moitié de son chiffre d’affaires grâce au cognac (Martell), le whisky (Chivas Regal ou Ballentine’s) comptant pour environ 35% de ses ventes, la vodka (Absolut) restant très loin derrière.
Les ventes de cognac progressent plus vite en Chine que celles du whisky pour des raisons à la fois historiques, liées à leur antériorité, mais aussi d’offre, a expliqué Pierre Coppéré. Plus riche en gamme que le whisky, le cognac offre des bouteilles allant des eaux-de-vie simples à moins de 25 dollars aux “XO” (extra old), appellation qui désigne des assemblages d’eaux-de-vie d’au moins six ans d’âge, à plus de 85 dollars, en passant par les “VSOP” (very special old pale) de quatre ans et demi d’âge et les “VS” (very special), de deux ans.
Bercy 21 janvier 2010 Travaux de développement des Pôles de compétitivité à l’international
Quelle stratégie internationale pour les Pôles de compétitivité et leurs entreprises ?
________________________________________ Usine nouvelle – novembre 2009: au 5ème forum des pôles de compétitivité réuni à Sophia Antipolis, les 5-6 novembre, démonstration est faite du bien-fondé et des premières retombées de la coopération entre pôles au niveau européen.
Rapport après rapport, l’évaluation du dispositif des pôles de compétitivité, à l’œuvre depuis cinq ans maintenant dans l’Hexagone, met en évidence le paradoxe de l’obligation de «penser global, agir local ». Un paradoxe d’autant plus délicat à affronter que, comme le rappelle le bilan « globalement positif » livré le 14 octobre par la commission d’évaluation présidée par les sénateurs Marc Daunis et Michel Houel, « 90% des entreprises associées aux pôles sont des PME », donc peu armées à cet égard.
Un axe naturel de coopération franco-allemand
Une pièce de plus est apportée à ce dossier, lors du forum « World Class Clusters » des 5-6 novembre à Sophia Antipolis, avec le constat d’un axe naturel de coopération franco-allemand présenté par le secrétaire d’Etat Frieder Meyer-Krahmer au nom du ministère allemand de l’enseignement et de la recherche. Dans le cadre du programme Spitzenclusters, cousins allemands de nos pôles, une étude sur les initiatives de coopération internationale constate qu’une moitié de ces clusters (6 sur 13) ont proposé et affiché des partenaires français. Du côté de la recherche, il est par ailleurs démontré que la valeur ajoutée (impact scientifique) des publications issues d’une coopération internationale est de 50% à 300% plus élevée que celle issue d’un travail strictement national. Certes, en France, le club des 17 pôles mondiaux met au rang de ses priorités le soutien aux échanges internationaux et à la mutualisation en tous genres qui permet aux PME d’y participer (prise de position du club des 17 en juin 2009). La gouvernance des pôles est en première ligne de cette mise en cause.